Peut-on comparer un élève de CE1, une classe de CM1 et un ancien professeur universitaire de mathématiques autour d’un même jeu de logique ? À première vue, cela semble impossible. Et pourtant… Stimuler les fonctions cognitives à tous les âges avec les ateliers Solutaction® !
C’est exactement ce que j’ai pu observer grâce à un jeu cognitif conçu chez SolutAction® à partir des briques LEGO®.
L’objectif paraît très simple : retrouver la position exacte de 6 briques dans une grille.
Les briques à placer sont : bleu foncé ; bleu clair ; rouge ; orange ; verte ; jaune.
Le principe repose sur des indices visuels :
🟢 un point vert signifie que la brique est au bon endroit ;
⛔ un sens interdit indique que la brique ne peut pas être à cette place ;
❓ un point d’interrogation laisse une possibilité ouverte.
Six briques. Six cases. Six indices.
Une règle simple, rapide à comprendre, mais qui mobilise de nombreuses fonctions cognitives.
Quand un enfant de CE1 entre dans le jeu
La première expérimentation a eu lieu avec un enfant de CE1. Quelques minutes ont suffi pour comprendre les règles : observer, éliminer, tester des hypothèses et vérifier les positions possibles.
Une fois lancé, l’enfant s’est totalement pris au jeu. Résultat : 15 grilles réalisées en moins de 20 minutes.
Mais au-delà du score, ce qui était fascinant, c’était sa manière de réfléchir.
Il ne cherchait pas « la bonne réponse » au hasard.
Il raisonnait réellement :
- « cette brique ne peut pas être ici » ;
- « donc elle doit aller ailleurs » ;
- « si celle-ci est là, alors l’autre ne peut pas être là ».
Sans le savoir, il travaillait : la logique ; la mémoire de travail ; l’attention ; l’inhibition ; la flexibilité mentale ; la planification.
Et surtout, il le faisait avec plaisir.
Une classe de CM1 relève le défi
Quelques jours plus tard, j’ai proposé le même exercice dans une classe de CM1.
Même principe. Même matériel. Même objectif.
En 10 minutes environ, certains élèves avaient déjà résolu plus de 8 grilles.
Très rapidement, plusieurs stratégies sont apparues :
- certains procédaient par élimination ;
- d’autres repéraient immédiatement les impossibilités ;
- quelques-uns verbalisaient leur raisonnement ;
- d’autres fonctionnaient de manière très visuelle.
Le plus intéressant était de voir que chaque enfant utilisait ses propres mécanismes cognitifs.
Le jeu devenait alors un véritable révélateur des modes de réflexion.
Dans un cadre scolaire, ce type d’activité présente de nombreux avantages :
- développer la logique sans pression ;
- entraîner l’attention ;
- renforcer le raisonnement ;
- apprendre à tester des hypothèses ;
- accepter l’erreur comme étape de réflexion.
Et contrairement à certains exercices scolaires classiques, les élèves restaient engagés naturellement. Pourquoi ? Parce qu’ils jouaient.
Direction l’EHPAD : le défi continue
L’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais je voulais observer comment ce jeu pouvait fonctionner avec un public totalement différent.
Je suis donc allé en EHPAD. J’y ai rencontré un ancien professeur universitaire de mathématiques. Un homme brillant qui a consacré sa vie à enseigner les mathématiques aux futurs enseignants. Autant dire que la logique n’avait aucun secret pour lui.
À près de 90 ans, il reste impressionnant de vivacité intellectuelle, curieux et très réfléchi.
Je lui ai présenté le jeu. Il a immédiatement compris les règles et commencé à résoudre les grilles avec beaucoup de méthode.
Résultat : 3 grilles réalisées en 20 minutes.
Certains pourraient comparer ce résultat avec celui de l’enfant de CE1 ou des élèves de CM1. Mais ce serait une erreur.
Car ici, le plus important n’est pas le nombre de grilles réalisées.
Ce qui compte réellement, c’est l’activité cognitive mobilisée :
- observer ;
- analyser ;
- raisonner ;
- éliminer ;
- vérifier ;
- maintenir son attention ;
- adapter sa stratégie.
Le cerveau travaille. Et cela, à tout âge, est essentiel.
Une surprise inattendue
Pendant cette séance, une amie du professeur, résidente elle aussi en EHPAD, observait discrètement. Intriguée, elle a souhaité essayer à son tour. Son animatrice me glisse à l’oreille : « C’est trop compliqué pour elle. Elle n’y arrivera pas! »
Elle s’est rapidement prise au jeu. Avec enthousiasme, concentration et beaucoup d’humour, elle a résolu : 3 grilles… en seulement 10 minutes !
Cette scène résume parfaitement ce que j’aime dans les jeux cognitifs : ils peuvent surprendre tout le monde!
Le niveau scolaire, l’âge ou le parcours professionnel ne suffisent pas à prédire la manière dont une personne va entrer dans le jeu.
Chaque cerveau possède ses propres forces :
- raisonnement ;
- observation ;
- rapidité ;
- intuition ;
- stratégie ;
- persévérance.
Un jeu, plusieurs publics
Cette expérience montre qu’un même jeu peut s’adapter à des publics très différents : 👦 enfants ; 🧑 adultes ; 👵 séniors.
Le support reste identique, mais les objectifs peuvent varier :
- apprentissage ;
- stimulation cognitive ;
- maintien des capacités ;
- travail de concentration ;
- médiation ;
- échange social.
C’est précisément cette polyvalence qui rend les jeux cognitifs si intéressants.
Avec quelques briques LEGO® et une mécanique bien pensée, il devient possible de créer :
- du raisonnement ;
- de l’attention ;
- de la coopération ;
- du plaisir ;
- et surtout… de l’engagement cognitif.
Jouer pour stimuler les fonctions cognitives
Aujourd’hui, les neurosciences confirment l’importance des activités ludiques dans la stimulation du cerveau.
Le jeu favorise :
- l’implication émotionnelle ;
- la motivation ;
- la mémorisation ;
- la concentration ;
- l’adaptation cognitive.
Et contrairement aux exercices perçus comme « scolaires » ou « médicaux », il réduit souvent l’anxiété liée à l’échec.
Dans ce jeu de logique conçu par SolutAction, chaque grille devient un exercice complet de stimulation des fonctions exécutives :
- mémoire de travail ;
- logique ;
- inhibition ;
- flexibilité mentale ;
- attention sélective.
Le plus beau dans cette histoire ?
Voir un enfant de CE1, des élèves de CM1 et un ancien professeur universitaire partager le même plaisir de réfléchir ensemble autour d’un jeu.
Parce qu’au final, jouer n’a pas d’âge.
Et stimuler son cerveau non plus.

